Crise, j’écris ton nom

https://i2.wp.com/pix.nofrag.com/b/8/3/7cd6fd1c45c1ce0dff9052b9663af.jpg

On ne peut pas éliminer finalement la question de savoir – si on en vient à une crise, à une situation où tout se joue – sur quoi repose en dernier ressort l’institution de la société que vous voulez. Car celle-ci doit bien reposer sur quelque chose. Même si l’on parvenait à incorporer cette institution, ultime sécurité en apparence, dans le comportement des individus, c’est encore d’un rapport de force qu’il s’agirait. Et il ne faut surtout pas croire que tout est alors résolu : si vous avez incorporé cette situation à un tel point que l’individu ne puisse même pas prendre de recul et s’en dégager, vous avez à nouveau instauré une servitude. Quel que soit le bout par lequel on aborde la question, on ne peut pas esquiver le problème de la force.

Cornélius Castoriadis, La cité et les lois, Ce qui fait la Grèce II, Seuil, p. 39

Advertisements

Poster un commentaire

Classé dans Philosophie, Politique, Religion, Société

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s