Publi-reportage : « Un soir à la Sorbonne »

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Laurence Piquet pousse les portes de la plus prestigieuse des universités françaises : la Sorbonne. Pendant plus d’une heure, installée dans ce haut lieu du savoir en compagnie de personnalités, elle invite à mieux connaître l’histoire de cette faculté et à appréhender son rôle et son rayonnement aujourd’hui.

La Sorbonne : une cascade prestigieuse mais d’ubuesques labyrinthes où errent élèves et professeurs. La fin d’un mythe ? – Télérama n° 2962 – 21 Octobre 2006

  • Plus de sept cent cinquante ans après sa création, en 1257, la Sorbonne est toujours considérée comme un haut lieu du savoir et de la culture hexagonale.

    « Un des plus hauts lieux de l’intelligence », « le point magnétique de la jeunesse et du talent », peut-on même lire sur le site Internet.

    « mais la Sorbonne, symbole de l’université française, demeure, encore et toujours , l’espace magique, le point magnétique de la jeunesse et du talent. » (http://www.sorbonne.fr/document173.html)

  • L’université, fondée par le maître de théologie de Saint Louis, le chanoine Robert de Sorbon, possède une aura qui dépasse aujourd’hui encore nos frontières. Combien d’étudiants, français et étrangers, ont-ils usé les bancs de cette université ? Qui étaient-ils ? Que sont-ils devenus ? Quels professeurs émérites y ont enseigné et s’y illustrent encore ? Quel rôle la Sorbonne a-t-elle joué, à travers le temps, dans l’évolution des mentalités ? Et à quoi ressemblent les coulisses de l’université ?

    Les étudiants étrangers, souvent habitués à plus d’égards et à de vrais campus, tombent de haut. Un chargé de TD se souvient d’un jeune d’Oxford « reparti chez lui après deux mois, écœuré ».

  • Autant de questions que Laurence Piquet pose ce soir, installée au cœur même de la faculté. D’un lieu à l’autre, de la cour pavée au Grand Amphithéâtre ou à l’amphithéâtre Richelieu, elle reçoit des personnalités qui ont participé à l’histoire de la Sorbonne ou qui la connaissent particulièrement bien. Maurice Quénet, recteur de l’Académie et chancelier des Universités de Paris, lui a ouvert toutes grandes les portes du domaine qu’il dirige.

    Plus les universités doutent de leur identité, plus elles s’accrochent à une appellation de prestige : on ne dit pas « Paris-IV », mais « Paris-Sorbonne ». C’est plus chic d’avoir un diplôme « Panthéon-Sorbonne » que Paris-I. Même le rectorat s’y est mis : cette année, il va décliner son tout nouveau « Sorbonne-Paris » sur « des sous-main, des carnets moleskine… que des choses de qualité » vendus en boutique. Qu’importe si ce logo ne se réfère en réalité à aucune université précise. L’intérêt, c’est qu’il concurrence directement les projets du médiatique président de Paris-IV, Jean-Robert Pitte, qui, outre son combat de fond pour moderniser son université, veut « ouvrir une boutique de produits dérivés » dans la même rue, organise des dîners de gala pour éveiller les mécènes, apparaît dans la presse en tant que « président de la Sorbonne », ce qui fait hurler les présidents rivaux…

  • Hélène Arhweiler, qui occupait les mêmes fonctions jusqu’en 1989, guide elle aussi la journaliste dans le dédale de la Sorbonne. Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, fait part, quant à elle, du regard qu’elle porte sur ce haut lieu du savoir. Jacques Chancel, vice-président des Amis de Paris-Sorbonne, explique enfin comment son association aide les étudiants en difficulté et participe à la restauration des bâtiments par le biais du mécénat privé.

    Les universités, autre bizarrerie, ne sont propriétaires que de quelques parties du bâtiment : les murs appartiennent à la Ville de Paris, les parties communes au recteur de l’académie. Résultat ubuesque : quand une université repeint son mur, elle s’arrête là où s’arrête sa propriété, c’est-à-dire parfois au milieu. Et « quand il y a eu un incendie, on a attendu deux ans que quelqu’un se décide à être responsable pour faire les travaux », soupire le service des étudiants étrangers. Ultime amusement : pour la moindre intervention sur le bâti, il faut l’accord des Monuments historiques, « qui nous prennent pour un musée. On a l’impression de les déranger », souffle un jeune professeur.

  • De plateaux en reportages, Laurence Piquet propose aux téléspectateurs un retour sur plus de sept siècles, de 1257 à Mai 68, jusqu’au rayonnement d’aujourd’hui, notamment avec la création de la Sorbonne Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis.

    Plus fort encore : il a exporté sa marque à Abu Dhabi, où il vient d’inaugurer une université Sorbonne. « C’est l’ambassadeur des Emirats arabes unis qui me l’a proposé, raconte-t-il, tout fier. Ils financent complètement l’université, mais l’enseignement est assuré par nos professeurs. On me dit que je vends l’université alors que, au contraire, elle va contribuer au rayonnement de la culture et de la pensée françaises ! »

    « Les frais de scolarité pour l’année universitaire 2007-2008 sont détaillés comme suit:

    Pour le programme intensif de Français:

    20,000 AED ($5430 US, 4210 Euros) par semestre

    Pour le cursus universitaire :

    30.000 AED ($8145 US, 6315 Euros) par semestre.

    Modalités de payement

    Comment calculer vos frais d’inscription

    Autres Frais

    Le montant des frais relatifs à l’assurance médicale, aux activités extra-universitaires, etc…vous sera communiqué par le département de la Scolarité.

    Premier versement, non remboursable, de 4,000 Dhs (800 € ou US $ 1,089) pour garantir votre inscription (somme remboursée uniquement en cas d’attribution de bourse). » (http://www.paris-sorbonne-abudhabi.ae/_French/tuition.htm)

  • Puis un documentaire de 26 minutes, La Sorbonne — Des histoires et du savoir, invite à une immersion au cœur d’une Sorbonne méconnue. Pendant deux jours, plusieurs caméras filment l’envers du décor et permettent aux téléspectateurs de découvrir ou de mieux connaître le quotidien des étudiants, des professeurs et du personnel administratif. Une façon aussi d’en savoir plus sur les différents cursus, des plus ésotériques aux plus modernes, qui sont enseignés à la Sorbonne — du droit à la littérature en passant par l’anglais médiéval ou encore le cinéma.

    « Que serait Paris-IV sans la Sorbonne ? » se demande un chargé de TD.

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Sorbonne™

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Classé dans Philosophie, Société

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