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Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats.

Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, IX, p. 40

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La soumission qui vient (et pour de bon, elle)

Cette année, s’est manifestée une tendance nouvelle à prendre des postures moralisantes qui vont de l’indignation à la mise en garde (contre la sensualité, le sexe, le mensonge, la dictature).

Rapport de jury de la session 2010 du Capes externe et du CAFEP de Philosophie, p. 34 (très, très instructif pour ceux qui savent lire)

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Célébration philosophique

Le samedi 10 juillet, à 17 heures 30, en salle des  Actes de l’ECOLE NORMALE SUPERIEURE, 45 RUE D’ULM (PARIS)

les anciens étudiants et disciples de

Jonathan BARNES
de l’Université de Genève

lui  remettront un livre d’hommages intitulé Quid est veritas ? (édition Bibliopolis, Naples) publié  sous la direction de Maddalena Bonelli et Angela Longo

A cette  occasion, l’éminent professeur (Oxford, Genève, Paris-Sorbonne,  ENS) exposera

“Une conception de la philosophie  ancienne”

Cérémonie et conférence ouvertes à tous

Après  la cérémonie, une bénédiction ?

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Les Auvergnats à travers les âges

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On opposait aux autres Algériens les Berbères, présentés comme de vrais Européens, on disait même : ils ont des têtes d’Auvergnats, leurs maisons sont construites à l’auvergnate ! Il y avait là une bonne base pour la colonisation française en Algérie.

Cornelius Castoriadis, Démocratie et relativisme, Débat avec le MAUSS, Mille et une nuits, 2010, p. 87

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Arithmétique immigrationniste et physique assimilationniste

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La politique française vis-à-vis des étrangers obéit à des principes scientifiques. Si la traque des sans-papiers est régie par une politique arithmétique dont le cirque médiatique se fait, ad nauseam, l’écho, la politique d’intégration se résume, elle, à l’assimilation : de l’intégration à l’assimilation – des mathématiques à la physique.

L’assimilation est pour Bacon un « mouvement (motus) » qui un mouvement de type aristotélicien, la κίνησις, à entendre comme toute espèce de changement ou de mouvement. L’assimilation appartient à la physique de type aristotélicien en tant qu’elle est un changement qui affecte un corps. Qu’est donc ce « mouvement d’Assimilation »1 ? « Dans un tel mouvement, des corps uniformes convertissent en leur substance et nature propre d’autres corps qui leurs sont apparentés, ou du moins bien disposés et bien préparés ; voyez la flamme, qui se multiplie sur les vapeurs et les substances huileuses, et engendre une nouvelle flamme ». L’assimilation est un changement, un processus par lequel un corps en vient à changer de « nature propre » et de « substance » pour adopter celles d’un autre corps. L’assimilé doit néanmoins posséder quelques qualités indispensables : être soit apparenté, soit bien disposé, soit bien préparé à l’action de l’assimilant. Ainsi le corps nouveau, l’assimilé, est doté d’une nouvelle « substance qui remplace au fur et à mesure la substance perdue. » Autrement dit, le corps assimilé perd sa substance au profit d’une autre. Toutefois, la nature est parfois rétive à toute assimilation : « Car nous partageons l’opinion qu’il existe dans tous les corps un désir d’assimilation qui n’est pas moins grand que le désir de réunion avec les homogènes ». Ce serait être encore scolastique que d’affirmer le contraire et, au motif d’une quelconque autorité d’antiquité, d’aller contre les évidences que manifeste les « instances » baconiennes. Est alors scolastique quiconque ignore « le désir de réunion avec les homogènes », désir contraire au « désir d’assimilation ». Ce désir-ci est bien particulier ; « Car le mouvement d’assimilation procède par pouvoir et domination : il commande et force l’assimilé à changer de forme et à prendre celle de l’assimilant. » Le mouvement d’assimilation est un mouvement violent de ré-information qui « commande et force l’assimilé », par « pouvoir et domination », « à changer de forme » c’est-à-dire d’essence, de loi régissant la nature première de l’assimilé afin qu’il revête, contraint et forcé, une nouvelle forme. « En effet, le simple mouvement d’assimilation transforme les corps eux-mêmes, de sorte que si on enlève le moteur premier, cela n’importe en rien pour la suite des effets. » Le mouvement d’assimilation n’a pas besoin d’être éternel. Il lui suffit d’impulser une seule fois le processus d’assimilation pour que l’assimilé change de nature. La forme de l’assimilant est intériorisée et conservée par l’assimilé grâce au « pouvoir » et à la « domination » que le premier a exercé au travers du mouvement d’assimilation alors même que l’assimilant n’exerce plus sa force sur l’assimilé. L’assimilé n’a pas besoin d’être mû continuellement par le mouvement d’assimilation pour conserver sa nouvelle forme : « Aussi, parce que leur génération perdure, nous appelons les mouvements d’assimilation et d’excitation mouvement de génération de Jupiter ».

_______________________________

1Bacon, Novum Organum, II, 48
Toutes les autres citations feront référence à ce paragraphe.

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Information à l’intention de « la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire »

Dans le rapport de la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire au procureur de Paris, à la page 9, on peut lire cela :

il formait sa pensée (notamment à l’école du situationnisme, mouvement anarchiste international prônant la lutte contre les structures actuelles de la société).

Le numéro 12 de l’Internationale Situationniste tient à faire cette précision :

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On sait que le Larousse, voici quelques années, se ridiculisa en donnant Karkunfelstein comme nom véritable du politicien qui se serait fait connaître sous le pseudonyme de Léon Blum : c’était une grossière plaisanterie antisémite des années 30, dont personne n’avait jamais été dupe, à l’exception tardive de ce malheureux dictionnaire. Quand il lui prend fantaisie, en 1969, de définir les situationnistes, on voit que sa rigueur intellectuelle reste à la hauteur de la réputation qu’il a méritée.

Et le numéro 1, celle-ci :

situationnisme : vocable privé de sens, abusivement forgé par dérivation du terme précédent. Il n’y a pas de situationnisme, ce qui signifierait une doctrine d’interprétation des faits existants. La notion de situationnisme est évidemment conçue par les anti-situationnistes.

On appréciera ainsi, à leur juste valeur, les connaissances des spécialistes ès « ultra-gauche » de « la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire » : un peu de Larousse, un peu d’ « international » sorti tout droit du nom « Internationale Situationniste », ainsi qu’un peu d’ « école », de « -isme » et d’ « anarchie » qui dénotent une crasse ignorance de l’IS.

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Michel Puech, « (Maître de conférences, Philosophie) » : profondeur de l’analyse et finesse spéculative

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« Michel Puech est un philosophe de formation classique, qui s’est progressivement spécialisé dans l’analyse critique de la modernité, et en particulier la philosophie de la technologie. Il travaille aujourd’hui sur les questions de fond du développement durable, et plus largement sur les nouveaux systèmes de valeur. »
Michel Puech, aussi « conseil en stratégie et communication (secteurs : nouvelles technologies, grande consommation) — statut profession libérale » de 1995 à 2002.

Michel Puech en « philosophe » « spécialisé dans l’analyse critique de la modernité » travaillant « plus largement sur les nouveaux systèmes de valeur », expert ès grande distribution, maître de conférence à l’ « Université Paris-IV-Sorbonne », ça donne ceci :

Le type de messages auxquels je ne réponds pas, volontairement

Camarade professeur,
L’Assemblée Générale des étudiants et enseignants mobilisés a décidé que les examens de ce semestre ne pouvaient porter que sur les cours réalisés de vive voix, sans microphone, par un enseignant assis au bureau les jambes non croisées.
Selon plusieurs mails anonymes tu ne respectes pas ces décisions démocratiques et souveraines.
Nous te demandons de justifier ton comportement.
signé : apprenti_taliban@gossederichemaisgauchiste.net

Profondeur de l’analyse et finesse spéculative.

bio
pbio express
Michel Puech est un philosophe de formation classique, qui s’est progressivement spécialisé dans l’analyse critique de la modernité, et en particulier la philosophie de la technologie. Il travaille aujourd’hui sur les questions de fond du développement durable, et plus largement sur les nouveaux systèmes de valeur.
Sa publication la plus importante est Homo Sapiens Technologicus (le Pommier, 2008).
express

Michel Puech est un philosophe de formation classique, qui s’est progressivement spécialisé dans l’analyse critique de la modernité, et en particulier la philosophie de la technologie. Il travaille aujourd’hui sur les questions de fond du développement durable, et plus largement sur les nouveaux systèmes de valeur.

Sa publication la plus importante est Homo Sapiens Technologicus (le Pommier, 2008).

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